Vivre pour travailler ou travailler pour vivre ?

« Vivre sa vie devrait être merveilleux chaque jour » – Prem Rawat (www.premrawat.com/fr) . Force est cependant de constater que la majeure partie des travailleurs ne s’épanouissent pas vraiment individuellement et socialement.

Certes, ils sont couverts par la sécurité sociale tout en gagnant régulièrement un revenu leur permettant de répondre à leurs besoins et ceux de leur famille, mais ils ne ressentent par leur vie comme le veut Prem Rawat. Ce qui pousse à se demander s’il faut travailler pour vivre ou vivre pour travailleur ? La première option est la meilleure. Explication.

Aperçu général de la question

Pour se « forger un meilleur avenir professionnel », nombreuses sont les personnes qui choisissent de « travailler plus chaque jour ». Certes, en augmentant leur volume de travail, elles se donnent la chance de gagner plus d’argent, mais elles s’exposent également, avec le temps, à un risque plus accru d’épuisement professionnel et de problème de rendement au travail.

Cette conception est liée à l’idée selon laquelle il faut travailler dur pour gagner sa vie, mais « travail dur » n’est pas toujours synonyme de « excès de travail », bien au contraire. On n’a pas ainsi à surcharger son emploi du temps pour se trouver sur le chemin de succès. Malheureusement, ce n’est que plus tard dans leur vie que beaucoup d’individus sont conscients qu’ils ont passé à côté de beaux moments non récupérables à cause d’une vie trop concentrée sur le travail.

Quelles conséquences pour l’excès de travail ?

Pour de nombreux individus, la période de la jeunesse est celle où ils devront faire tous les efforts possibles pour réaliser leur projet et se préparer une meilleure retraite. Ils s’engagent ainsi à un travail qui leur prennent, non pas 8 heures par jour, mais 10 ou 12, voire plus. Pourtant, les 8 heures constituent un seuil à ne pas dépasser pour le travail, car au-delà, on aura du mal à se concentrer et même à trouver un sommeil réparateur.

En allouant une partie de ses temps au travail par ailleurs, une personne s’expose à un problème de type irritabilité, angoisse, anxiété et même dépression du fait d’une culpabilité de ne pas pouvoir remplir ses autres obligations.

Certes, quand on est jeune, toute opportunité de gagner plus d’argent est à saisir, mais cela ne devra pas être fait au détriment de la santé et du bonheur. Que pourrait-on faire de son argent alors que l’on a passé à côté de sa jeunesse, la période durant laquelle il faudrait le plus en jouir ?

Évitez de vivre seulement pour travailler !

Le rapport d’une étude de Bannai et Tamakoshi a permis de mettre en évidence des liens entre le travail excessif, l’insomnie et des maladies coronariennes. Cette étude a donné également la possibilité de savoir que les personnes qui travaillent trop sont exposées à des problèmes de type alcoolisme, diabète de type 2 et syndrome de burn-out.

Pourtant, l’argent qu’elles gagnent mensuellement ne suffit généralement pas pour s’assurer de leur santé physique et émotionnelle. On ne peut donc que leur conseiller de travailler moins, en évitant de dépasser le seuil de 8 heures par jour et de se consacrer sur d’autres aspects de leur vie les weekends. Cela nécessite tout de même une bonne organisation de leur part et une bonne volonté de la part de leurs employeurs de préserver leur bien-être au travail à travers, par exemple, un management bienveillant.